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Maurice

Maurice

Etudiant à l'Institut d'Administration des Entreprises Lyon3

URL du site internet: http://jimrogersfrance.blogspot.fr/
dimanche, 23 septembre 2012 13:26

A quel moment acheter du pétrole ?

Risques d'escalade au Moyen Orient, QE3, opérations de maintenance de plates-formes en Mer du Nord, autant de facteurs haussiers qui ont propulsés le baril de Brent au-delà des 110 $ et le WTI à presque 100 $.

Si une nouvelle poussée autour des 150 $ est toujours possible et est même presque certaine à moyen/long terme, il me semble qu'aujourd'hui tout ces facteurs sont déjà integrés dans les cours actuels.
Le mieux est donc de rester à l'écart pour le moment et d'attendre un éventuel repli en dessous de 80 $, si cette opportunité se présente de nouveau, il faudra sauter dessus sans hésiter.

Une nouvelle panique du type de celle de 2008 est même toujours possible compte tenu du risque de récession en Chine et d'une nouvelle étape dans la crise du système financier occidental.
En cas de prolongation de la baisse il faudra donc en profiter, en rachetant par exemple aux niveaux des 60 $ et 40 $.

Il ne faut pas avoir peur de suivre ce genre de stratégie, car les fondamentaux sur le long terme mènent forcément à des périodes où les prix seront plus élevés.
N'oubliez pas " Les investisseurs expérimentés s'attendent à des corrections et quand ils voient les prix baisser, ils décident simplement de renforcer leurs positions " - Jim Rogers dans son livre " Hot Commodities "

Article provenant du Jim Rogers Blog France

dimanche, 23 septembre 2012 13:09

Dans quelles matières premières investir ?

Ceux qui suivent depuis longtemps les interventions de Jim Rogers sont certainement déjà positionnés sur le marché des matières premières et ont pu bénéficier de la hausse spectaculaire de ces dernières années.

Cependant, peut-être certains ont ils manqués le train en route et hésitent maintenant à investir sur un marché qui a déjà considérablement augmenté.

En dehors des métaux précieux, dans lesquels même aux prix actuels tout investisseur devrait allouer une part importante de son portefeuille, je vous propose donc ma sélection d'une poignée de matières premières agricoles et énergétiques qui se trouvent à l'heure actuelle en retard sur le reste du marché, offrant encore l'opportunité de rentrer sur cette classe d'actif en profitant de cours toujours relativement dépréciés.

Je commencerais par le gaz naturel, puis seront traités le pétrole, le riz, le cacao, le café, le jus d'orange, le porc et le coton. Attention je ne dis pas que c'est actuellement le moment idéal pour les acheter, certaines d'entre elles peuvent bien sûr encore baisser, mais je détaillerai tout cela dans mes billets.

 

1/ Le Gaz Naturel US

Coté autour de 2,75 $ au moment où j'écris ces lignes, le gaz naturel US a commencé une remontée suite à un plus bas récent autour de 2 $.

Depuis fin 2008, le gaz naturel US a été fortement poussé à la baisse et a perdu toute corrélation avec le cours du baril de pétrole grâce au boom de la fracturation hydraulique, mais la sécheresse aux Etats-Unis est en train de bloquer de nombreuses opérations de fracturation.

Les élections de novembre 2012 seront à surveiller, car la politique énergétique peut avoir un impact important sur le niveau de l'offre, le candidat Mitt Romney ayant par exemple promis de faciliter l'exploitation des terres fédérales et d'autoriser la construction d'un pipeline qui permettrait d'importer du gaz naturel depuis le Canada, une politique à rebours de celle de Barack Obama.

Une prolongation de la tendance baissière durant un certain temps est donc possible, cependant comme on le voit sur ce graphique le potentiel de hausse est considérable par rapport au risque de baisse, les problèmes actuels d'approvisionnement en eau liés à la sécheresse et l'arrivée de la période hivernale (les précédents pics ayant eu lieu entre septembre et février) pourraient être les catalyseurs d'un nouveau pic de courte durée.

Si les cours devaient continuer à s'enfoncer en dessous de 2$ sans qu'aucun pic de prix n'ait lieu durant la période pré hivernale puis hivernale, je conseillerais tout simplement d'en racheter, et d'attendre passiament un retour autour de 3$ qui finira forcément par arriver.
A de tels niveaux, il devient en effet très intéressant de remplacer le pétrole et autres sources d'énergie par le gaz naturel dans les processus industriels et pour l'approvisionnement en énergie de la population.

Article provenant du Jim Rogers Blog France

N'avez-vous jamais entendu les spéculateurs, dont vous faites peut-être partie

(non ce n'est pas la peine de vous planquer), être par exemple accusés de provoquer des pénuries alimentaires en Afrique et d'envoyer les prix du carburant dans la stratosphère (il se pourrait même d'ailleurs qu'ils soient derrière les invasions de criquets et les guerres au Moyen Orient) ?

Chaque fois que de telles crises éclatent, quelles que soient leurs natures et leurs causes, les spéculateurs sont mis au banc des accusés, faisant de parfaits bouc-émissaires pour les hommes politiques, les bureaucrates et les banquiers centraux. Il est bien sûr toujours plus commode de porter la responsabilité des problèmes sur une petite minorité d'individus jugés cupides, au lieu d'accepter certaines réalités économiques et de pointer la violation des libertés économiques ainsi que les politiques monétaires inflationnistes des banques centrales.

Il est pourtant facile de montrer à quel point cette affirmation est dangereuse et irrationnelle. Lorsqu'un investisseur intervient sur le marché pour augmenter son capital il doit acheter bas et vendre haut. Cela parait évident, les intervenants qui font l'inverse ne font généralement pas long feu sur le marché... Dès lors, comment cette activité pourrait-elle être responsable d'un accroissement de la volatilité des marchés, durant les phases de hausse ou de baisse (remarquez que par exemple si les prix des matières premières agricoles subissent un crash, les spéculateurs seront accusés de ruiner les exploitants agricoles, s'ils connaissent une explosion vers le haut, d'affamer la population), alors que pour réaliser une plus value l'investisseur doit nécessairement acheter et donc engendrer une pression haussière sur le marché lorsque les prix sont bas puis vendre et donc provoquer une pression baissière sur le marché lorsque les prix sont haut ? Mécaniquement les opérations provenant d'acheteurs et de vendeurs à but spéculatif tend donc au contraire à avoir un effet de stabilisation sur les prix et non d'accroitre la volatilité.

Imaginons un marché sans spéculation, les prix ne seraient alors déterminés qu'en fonction de l'offre des producteurs et de la demande des consommateurs, variant donc entre des niveaux plus ou moins bas (phase A) ou élevés (phase B).Dans un tel marché, les ajustements s'effectuent violemment : si l'offre excédent la demande, les prix rentrent dans une phase de dépréciation, jusqu'à ce que suffisamment de producteurs soient poussés en dehors du marché (faillite, reconversion de l'outil de production ou arrêt des investissements de capacité) pour que l'offre se soit ajustée à la demande (poussée en parallèle à la hausse par des prix plus bas).

Inversement lorsque des pénuries se font jour, les prix augmentent brutalement, obligeant les consommateurs à réduire rapidement leur consommation de biens, en attendant que des prix plus élevés stimulent l'offre (en attirant de nouveaux producteurs et en permettant aux producteurs en place d'investir pour augmenter leur capacité de production), jusqu'au prochain cycle.

Ce mode de régulation, bien que supérieur de très loin à la planification centralisée, entraine une utilisation non optimale des facteurs de production, entre phase de sous investissement et phase de sur investissement, ayant pour conséquence des périodes de mise à l'arrêt et la reconversion ou la réallocation lorsque c'est possible de la main d'œuvre et des capitaux (équipements, terres, bâtiment etc).

En revanche si la spéculation est autorisée, l'investisseur ne pourra réaliser de plus value que s'il achète en phase A pour vendre en phase B. L'évolution d'un marché où des offreurs et des demandeurs spéculatifs sont autorisés devrait plus ressembler au graphique en pointillés.

Si les spéculateurs vendaient à découvert en masse en phase A pour racheter en phase B, effectivement on pourrait dire qu'ils participent à amplifier la volatilité et l'instabilité du marché, mais ils seraient aussi lourdement sanctionnés par une moins value considérable.
Sur un marché spéculatif où les investisseurs sont poussés à faire correctement leur travail d'analyse des fondamentaux afin d'éviter de perdre leur capital, les ajustement sont donc moins violents, le capital est utilisé de façon plus productive en évitant les à-coups des cycles de sous investissement et de sur investissement. Les désajustements temporaires de l'offre et de la demande au lieu d'être régulés par des choques sur l'appareil productif sont absorbés par l'accumulation ou la réduction des stocks par les spéculateurs.

Bien sur cela est valable principalement sur certains marchés tel que par exemple les métaux que l'on peut stocker,  mais lorsque l'on parle de denrée périssable le mécanisme reste fondamentalement le même, puisque en achetant des contrats à terme lorsqu'il anticipe une augmentation de sa valeur, l'investisseur met immédiatement à la disposition du producteur un capital que celui-ci va pouvoir investir afin d'ajuster ces capacités de production à la demande future, avant que la pénurie ne survienne.

Il est pourtant facile de montrer à quel point cette affirmation est dangereuse et irrationnelle.  Lorsqu'un investisseur intervient sur le marché, pour réussir à augmenter son capital il doit acheter bas et vendre haut. Cela parait évident, les intervenants qui font l'inverse ne font généralement pas long feu sur le marché... Dès lors, comment cette activité pourrait-elle être responsable d'un accroissement de la volatilité des marchés, durant les phases de hausse ou de baisse (remarquez que par exemple si les prix des matières premières agricoles subissent un crash, les spéculateurs seront accusés de ruiner les exploitants agricoles, s'ils connaissent une explosion vers le haut, d'affamer la population), alors que pour réaliser une plus value l'investisseur doit nécessairement acheter et donc engendrer une pression haussière sur le marché lorsque les prix sont bas puis vendre et donc provoquer une pression baissière sur le marché lorsque les prix sont haut ? Mécaniquement les opérations provenant d'acheteurs et de vendeurs à but spéculatif tend donc au contraire à avoir un effet de stabilisation sur les prix et non d'accroitre la volatilité.