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N'avez-vous jamais entendu les spéculateurs, dont vous faites peut-être partie

(non ce n'est pas la peine de vous planquer), être par exemple accusés de provoquer des pénuries alimentaires en Afrique et d'envoyer les prix du carburant dans la stratosphère (il se pourrait même d'ailleurs qu'ils soient derrière les invasions de criquets et les guerres au Moyen Orient) ?

Chaque fois que de telles crises éclatent, quelles que soient leurs natures et leurs causes, les spéculateurs sont mis au banc des accusés, faisant de parfaits bouc-émissaires pour les hommes politiques, les bureaucrates et les banquiers centraux. Il est bien sûr toujours plus commode de porter la responsabilité des problèmes sur une petite minorité d'individus jugés cupides, au lieu d'accepter certaines réalités économiques et de pointer la violation des libertés économiques ainsi que les politiques monétaires inflationnistes des banques centrales.

Il est pourtant facile de montrer à quel point cette affirmation est dangereuse et irrationnelle. Lorsqu'un investisseur intervient sur le marché pour augmenter son capital il doit acheter bas et vendre haut. Cela parait évident, les intervenants qui font l'inverse ne font généralement pas long feu sur le marché... Dès lors, comment cette activité pourrait-elle être responsable d'un accroissement de la volatilité des marchés, durant les phases de hausse ou de baisse (remarquez que par exemple si les prix des matières premières agricoles subissent un crash, les spéculateurs seront accusés de ruiner les exploitants agricoles, s'ils connaissent une explosion vers le haut, d'affamer la population), alors que pour réaliser une plus value l'investisseur doit nécessairement acheter et donc engendrer une pression haussière sur le marché lorsque les prix sont bas puis vendre et donc provoquer une pression baissière sur le marché lorsque les prix sont haut ? Mécaniquement les opérations provenant d'acheteurs et de vendeurs à but spéculatif tend donc au contraire à avoir un effet de stabilisation sur les prix et non d'accroitre la volatilité.

Imaginons un marché sans spéculation, les prix ne seraient alors déterminés qu'en fonction de l'offre des producteurs et de la demande des consommateurs, variant donc entre des niveaux plus ou moins bas (phase A) ou élevés (phase B).Dans un tel marché, les ajustements s'effectuent violemment : si l'offre excédent la demande, les prix rentrent dans une phase de dépréciation, jusqu'à ce que suffisamment de producteurs soient poussés en dehors du marché (faillite, reconversion de l'outil de production ou arrêt des investissements de capacité) pour que l'offre se soit ajustée à la demande (poussée en parallèle à la hausse par des prix plus bas).

Inversement lorsque des pénuries se font jour, les prix augmentent brutalement, obligeant les consommateurs à réduire rapidement leur consommation de biens, en attendant que des prix plus élevés stimulent l'offre (en attirant de nouveaux producteurs et en permettant aux producteurs en place d'investir pour augmenter leur capacité de production), jusqu'au prochain cycle.

Ce mode de régulation, bien que supérieur de très loin à la planification centralisée, entraine une utilisation non optimale des facteurs de production, entre phase de sous investissement et phase de sur investissement, ayant pour conséquence des périodes de mise à l'arrêt et la reconversion ou la réallocation lorsque c'est possible de la main d'œuvre et des capitaux (équipements, terres, bâtiment etc).

En revanche si la spéculation est autorisée, l'investisseur ne pourra réaliser de plus value que s'il achète en phase A pour vendre en phase B. L'évolution d'un marché où des offreurs et des demandeurs spéculatifs sont autorisés devrait plus ressembler au graphique en pointillés.

Si les spéculateurs vendaient à découvert en masse en phase A pour racheter en phase B, effectivement on pourrait dire qu'ils participent à amplifier la volatilité et l'instabilité du marché, mais ils seraient aussi lourdement sanctionnés par une moins value considérable.
Sur un marché spéculatif où les investisseurs sont poussés à faire correctement leur travail d'analyse des fondamentaux afin d'éviter de perdre leur capital, les ajustement sont donc moins violents, le capital est utilisé de façon plus productive en évitant les à-coups des cycles de sous investissement et de sur investissement. Les désajustements temporaires de l'offre et de la demande au lieu d'être régulés par des choques sur l'appareil productif sont absorbés par l'accumulation ou la réduction des stocks par les spéculateurs.

Bien sur cela est valable principalement sur certains marchés tel que par exemple les métaux que l'on peut stocker,  mais lorsque l'on parle de denrée périssable le mécanisme reste fondamentalement le même, puisque en achetant des contrats à terme lorsqu'il anticipe une augmentation de sa valeur, l'investisseur met immédiatement à la disposition du producteur un capital que celui-ci va pouvoir investir afin d'ajuster ces capacités de production à la demande future, avant que la pénurie ne survienne.

Il est pourtant facile de montrer à quel point cette affirmation est dangereuse et irrationnelle.  Lorsqu'un investisseur intervient sur le marché, pour réussir à augmenter son capital il doit acheter bas et vendre haut. Cela parait évident, les intervenants qui font l'inverse ne font généralement pas long feu sur le marché... Dès lors, comment cette activité pourrait-elle être responsable d'un accroissement de la volatilité des marchés, durant les phases de hausse ou de baisse (remarquez que par exemple si les prix des matières premières agricoles subissent un crash, les spéculateurs seront accusés de ruiner les exploitants agricoles, s'ils connaissent une explosion vers le haut, d'affamer la population), alors que pour réaliser une plus value l'investisseur doit nécessairement acheter et donc engendrer une pression haussière sur le marché lorsque les prix sont bas puis vendre et donc provoquer une pression baissière sur le marché lorsque les prix sont haut ? Mécaniquement les opérations provenant d'acheteurs et de vendeurs à but spéculatif tend donc au contraire à avoir un effet de stabilisation sur les prix et non d'accroitre la volatilité.
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Cet article a pour but d’identifier les différents types de manipulation dans le secteur des métaux précieux, et de présenter un plan pour se protéger de ces manipulations.

On peut clairement identifier 4 catégories de manipulateurs. Par ordre décroissant, voici la liste :

  • L’Etat
  • Blogosphère, Newsletters etc
  • Certaines grosses institutions financières
  • Vous-même

L’Etat

L’Etat n’a jamais aimé la concurrence. Il ne va donc pas permettre l’établissement d’un système monétaire qui échappe à son contrôle.

Donc, dans un scénario de remise en question du système monétaire, il ne s’agit pas d’une prédiction extraordinaire de dire que le risque de confiscation est proportionnel au degré de dislocation du système monétaire actuel.

Le lieu de stockage des métaux est un paramètre primordial de gestion de risque. Pour celui qui le désire, il est donc plutôt facile aujourd’hui de se protéger des tentacules de l’Etat.

Blogosphère, Majorité des newsletters (payantes ou pas)

Dans le secteur des métaux, les sources d’informations sont très limitées. Ceux qui comprennent le mieux ce secteur y sont rentrés en 2001-2003, au minimum des cours, et sont vus comme des gourous par ceux qui sont arrivés un peu plus tard à la fête (après 2010).

L’immense majorité des sites webs sont des perma-bulls qui ne voient que des explosions imminentes des cours vers le haut. Ils ne font que relayer des informations souvent sans fondement, basées sur des rumeurs venant de supposés insiders.

Parmi ces infos-désinfos, on entend parler de par exemple :

          - un ‘London Trader’ que personne ne connaît et qui ne fait que répéter depuis des années que les chinois sont en train de passer des commandes de douzaines de tonnes à Londres, que c’est du jamais vu etc

          - un ‘contact’ qui, selon le relayeur de l’info, travaillerait chez un raffineur et parlerait de volumes de raffinage jamais vus auparavant. Personne ne connait la taille de la raffinerie, le volume raffiné en question etc... Peut-être que c’est une raffinerie de 3 personnes, qu’une est en congé maternité et qu’une autre est tombée malade. Ça fera bien sûr beaucoup plus de travail à la personne qui reste.

          - une personne directement en contact avec le Nouvel Ordre Mondial, qui commence toutes ses phrases par « L’Elite m’a dit… » et qui ne fait que proposer la vente de son CD contenant les plans de ladite Elite. Il est vraiment étrange que ledit Nouvel Ordre Mondial n’ait pas encore liquidé ce rapporteur.

          - etc

Pour ceux qui ont eux l’occasion d’avoir plusieurs newsletters d’investissements entre les mains, ils/elles auront fini par remarquer que parfois, certaines compagnies présentées n’ont aucune, absolument aucune chance de réussir.

Ici, il ne s’agit pas d’un projet d’exploration qui n’a abouti à rien. Mais par exemple, de présenter une compagnie à ses abonnés et au même moment les insiders sont en train de vendre à fond. C’est quelque chose qui ne se passe pas seulement avec des blogs sur internet, mais aussi avec des newsletters payantes ! Bien sûr, il peut s’agir simplement d’incompétence, mais j’en doute très fortement.

Des déclarations du genre « potentiel haussier explosif » pour une compagnie qui n’a ni cash ni équipe, sont un signal clair qu’il vaut mieux aller voir ailleurs.

Grosses institutions financières

Si on considère qu’une grosse partie des investisseurs dans les métaux ne savent pas exactement pourquoi ils investissent dans ce secteur, mais sont victimes des sites pump&dump (beaucoup de newsletters inclues), cela signifie que ces investisseurs ne sont pas particulièrement convaincus par leur investissement.

Ce groupe de personnes est facile à effrayer. Et donc, si on est de la taille de JPM ou autres, pourquoi ne pas s’amuser à laisser les cours s’emballer, et ensuite effrayer toutes ces mains faibles ? Bien sûr, ce jeu va marcher jusqu'à ne plus marcher, parce qu’à chaque grosse correction, ce sont des mains de plus en plus fortes qui accumulent le métal physique. Reste à savoir si ce n’est pas JPM qui accumule…

Il est indéniable que depuis le début du marché haussier des métaux, les gains ont été faits sur les shorts, et pas sur les longs. Evidemment, ce jeu continuera tant que le système marche.

Vous-mêmes

On aime vraiment entendre certaines choses, même si on pense le contraire. Ce comportement n’a rien d’exceptionnel, et c’est ce que de nombreuses newsletters, auteurs de livres, etc exploitent.

Malheureusement, dire le contraire de ce que les gens aiment entendre ne rend pas populaire (j’en ai fait l’expérience moi-même en parlant de corrections des métaux). Peu importe si ces déclarations sont correctes ou pas.

Plan d’action

        - Pour se protéger de l’Etat, il suffit de diversifier le stockage de ses métaux.

        - Pour se protéger de la désinformation, il faut simplement se demander ce que gagne la personne qui met gratuitement sur internet un rapport détaillé sur une compagnie. Est-ce de l’altruisme ? A-t-elle été payée par la compagnie en question ? A-t-elle acheté des actions de la compagnie, et maintenant veut faire monter le cours pour se débarrasser des actions ?

Concernant les vidéos (ou les articles) affirmant que « demain, l’or sera à tant », il faut se demander comment aujourd’hui, avec l’énorme quantité d’inconnues, on peut affirmer quoi que ce soit sur le court terme, à moins de voir quelque chose de fondamental (COT par exemple). Ces informations/désinformations sont pour la plupart des gens, un handicap dans la prise de décision. Il vaut donc mieux les enlever complètement de votre processus de recherche.

Concernant les newsletters, une façon simple d’identifier le manque de sérieux, c’est de voir si l’auteur des newsletters parle de façon équilibrée. En d’autres termes, s’il/elle parle de risque tout en parlant d’opportunité. Des déclarations du genre « potentiel haussier explosif » pour une compagnie qui n’a ni cash ni équipe, sont un signal clair qu’il vaut mieux aller voir ailleurs.

        - Pour se protéger des crashs de marché, il faut apprendre à jouer le même jeu que les JPM, mais tout en gardant du métal. Cela va demander un temps d’apprentissage plus long.

        - Pour vous protéger de vous-même, cela devient plutôt compliqué et beaucoup plus long. Le plus difficile, c’est de faire en sorte de n’avoir aucune opinion, et d’avoir un plan d’action pour différents scénarios. Par exemple, si on entre dans un deleveraging sérieux, du type 2008 ou pire, l’idée serait d’avoir déjà une liste de compagnies à acheter (minières ou pas). Il est clair que cette liste doit être prête avant le deleveraging, parce que cela prend des mois pour faire une sélection.

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lundi, 16 avril 2012 14:11

Cas particulier des Etats-Unis

Bien que les Etats-Unis soient en banqueroute comme beaucoup d'autres pays occidentaux,

le risque de confiscation dans ce pays est nettement moindre qu'en Europe. La raison principale est que si les Etats-Unis souhaitent confisquer de l'or, ils se serviront d'abord des +10'000 tonnes d'or que des pays étrangers ont stocké chez eux. Cette opération serait nettement moins couteuse et nettement plus rapide que faire du porte à porte en courant le risque de se faire tirer dessus. On note ici l'importance de la liberté du port d'armes dans la limitation des excès des Etats. L'un des points communs de toutes les tyrannies est l'interdiction du port d'armes par les citoyens.

De plus, certains Etats américains ont déjà officialisé l'or et l'argent-métal comme moyens de paiement légaux, ce qui rend encore plus faible le risque de confiscation.

 
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lundi, 16 avril 2012 13:21

Pays où stocker ses métaux

Les pays à choisir pour le stockage de l'or (qui est le métal qui a de très sérieux risques de confiscation) doivent avoir une histoire de respect de la propriété privée et/ou dépendre du secteur minier. Par ordre décroissant, voici la liste mise à jour le 29/12/2012 (l'ordre évolue constamment) :

1- Singapour (SG)
2- Hong Kong (HK)
3- Nouvelle Zélande (NZ)
4- Suisse (CH)
5- Canada (CA)
6- Australie (AU)

Singapour est en train de a remplacé la Suisse comme place financière.

Bien que faisant partie d'un Etat communiste, Hong Kong est l'endroit le plus capitaliste de la planète, et attire les plus grandes fortunes de la Chine Populaire. Il est donc peu probable que la Chine Populaire y touche.

De plus, Singapour et Hong Kong se concurrencent pour recevoir les fortunes européennes et nord-américaines (qui n'ont pas lieu de rester sur place).

Les Etats dont l'économie nationale dépend fortement du secteur minier (AU, CA) ont un risque faible de confiscation de l'argent métal, mais confisqueront l'or s'ils en recoivent l'ordre des Etats-Unis. La Nouvelle-Zelande ferait de meme.

29/12/2012:

La Suisse est désormais totalement phagocytée par l'Union Européenne.

 

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lundi, 16 avril 2012 12:46

Stockage

Cette partie est tout aussi importante que celle portant sur l'achat du métal.

Avoir du métal qui va être confisqué, revient à ne rien avoir. Il vaut mieux dans ce cas rester en cash.

Il y a différentes façons de stocker ses métaux:

-Placer les métaux sous le matelas

Vivement déconseillé, le risque de vol est élevé.

-Creuser un trou dans le jardin

Il faut s'assurer de ne pas oublier l'endroit ou de ne pas crever avec ce secret.

-Louer un coffre dans une banque

  • Si le système bancaire s'effondre, ou si la banque en question fait faillite, il est probable de ne pas avoir accès à son coffre pendant de longues périodes. Cette période pourrait correspondre au moment où le cours du métal atteint son maximum, étant donné que la chute du système bancaire international est précisément ce qui fait gonfler le cours des métaux.
  • La banque pourrait ouvrir le coffre et se servir. Il faudra démontrer qu'il y avait du métal dans le coffre ou que la possession de métal ne va pas à l'encontre des conditions de location du coffre (il est souvent interdit de placer de l'or dans ces coffres). Cliquez ici pour lire un exemple.
  • Si ce n'est pas la banque qui ouvre le coffre et se sert, c'est l'Etat lorsqu'il cherche à 'démanteler des réseaux terroristes ou pédophiles'. Cliquez ici pour lire un exemple.

-Louer un coffre dans une institution autre qu'une banque

Il y a tous les risques que présente un coffre à la banque, excepté celui de fermeture prolongée pour faillite bancaire.

- Louer un coffre en zone internationale dans un aéroport d'un pays réputé (Ex : Singapour)

C'est l'une des options les plus sures mais n'est ouverte qu'a ceux qui voyagent souvent.

- Stockeurs spécialisés dans le stockage des métaux précieux

Il existe des stockeurs spécialisés dans les métaux précieux, comme Via Mat, Brinks, Rhenus, G4S, Certis Security etc. Ils facturent un pourcentage du poids du métal en stock chez eux.

Si vous pensez stocker chez eux, il vaut mieux placer le métal en 'off-shore', ce qui signifie que légalement parlant, le métal n'a pas encore traversé la douane du pays de stockage et se trouve donc toujours en zone internationale. En cas de confiscation, il se peut que cette nuance juridique fasse la différence entre éviter la confiscation ou en être victime.

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